Les marins de Brière médaillés de Sainte Hélène par Yves-Marie Allain

Médaillés de Sainte-Hélène, 1857-1858 communes de Montoir-de-Bretagne et Saint-Joachim

Médaille Sainte Hélène                 Médaille Ste Hélène 2

Grâce aux documents déposés par la famille de Jean-Louis Monvoisin, historien référent du Musée, au « Centre de Ressources Jean-Louis Monvoisin » du Musée de la marine en bois du Brivet, il a été possible de dresser la liste des marins montoirins embarqués sur les navires de l’État ou d’armateurs privés de la fin du XVIIe à la fin du XVIIIe siècle. De cette liste, est sortie 1 227 noms de famille (1 403 avec les diverses orthographes). L’ensemble des dossiers de médaillés de Sainte-Hélène de Loire-Inférieure est conservé aux archives départementales de Loire-Atlantique et la liste est disponible en ligne sur le site « Les médaillés de Ste-Hélène – Généalogie, www.stehelene.org › php › accueil ».

Le rapprochement des noms de famille et de ceux inscrits dans les archives a permis de trouver 42 personnes. Cela ne préjuge absolument pas de l’ensemble des Montoirins ayant servi dans la marine d’État sous Bonaparte puis Napoléon 1er. En effet pour obtenir cette médaille instituée en 1857 par Napoléon III, il faut être vivant, en faire personnellement la demande par écrit avec fourniture des pièces justificatives. Tous les vivants n’ont sans doute pas eu l’information ou pas effectué la démarche pour des raisons diverses.

Il ne semble pas que des cérémonies particulières aient existé pour une remise collective des médailles. Mais les médaillés ont peut-être été honorés lors de la fête annuelle de l’Empereur, tous les 15 août. En effet, le 29 août 1858, le maire de Montoir donne connaissance au conseil municipal « qu’il a été fait une dépense de 20 francs pour dépenses diverses pour payer le tambour. »

Par ailleurs, des oublis ou erreurs ont pu se glisser dans les résultats présentés ci-dessous.

Yves-Marie Allain – avril 2020

Le 12 août 1857, un décret impérial de Napoléon III institue, pour « tous les militaires, français et étrangers, des armées de terre et de mer qui ont combattu dans nos rangs de 1792 à 1815 », une médaille en bronze portant «d’un côté l’effigie de l’Empereur et, de l’autre, pour légende – Campagnes de 1792 à 1815 – à ses compagnons de gloire, sa dernière pensée, 5 mai 1821 »; suspendue à un ruban vert liseré de rouge et rayé verticalement de 6 étroites bandes de même couleur, elle doit être portée sur le côté gauche de la poitrine. La médaille d’ordonnance, remise gratuitement avec un brevet, était du module de 33 millimètres. Il était également possible d’acheter des réductions de 20 à 16 millimètres au prix de 2 francs, envoi compris, auprès de l’Hôtel des Monnaies de Paris.

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Dès promulgation du décret, les préfets reçoivent des instructions afin que les anciens militaires puissent s’inscrire sans difficulté auprès des « autorités municipales ». « L’inscription des anciens militaires pouvant justifier de leurs titres, au moyen de pièces authentiques, serait faite avec leur mention ». Ceux « qui ne possèdent aucun titre justificatif de leurs services, seront néanmoins inscrits, mais ils auront à indiquer le numéro de leur régiment, ainsi que la date de leur incorporation» pour vérification par les services du ministère de la Guerre. Seul, les anciens militaires vivants pourront individuellement en faire la demande. La médaille ne sera pas décernée à titre posthume, y compris pour un récipiendaire qui décéde entre la date de sa demande et celle de la remise du diplôme et de la médaille.

La remise du diplôme et de la médaille n’ouvrent aucun droit à pension. Il faut attendre la loi du 26 avril 1869, pour que soit accordée, sous certaines conditions, une pension annuelle viagère de deux cent cinquante francs aux survivants des armées de la République et de l’Empire.

La médaille et le diplôme officiel, délivrés par la Grande chancellerie de la Légion d’honneur, auraient été remis à environ 405 000 soldats vétérans, dont environ 350 000 français et 55 000 étrangers.

Médaillés de Sainte-Hélène ayant servi dans les diverses unités de la Marine communes de Montoir et Saint-Joachim

"La Sirène" exposée au musée de la Marine en bois duBrivet
« La Sirène » exposée au musée de la Marine en bois duBrivet

Navires d’embarquement :

Canonnière 195 Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

OLIVAUD, Jean. Période 1804.

Canonnière 276 Commune de résidence en 1857 : Montoir

CURET François. Période 1804

BLANCHARD, Pierre. Période 1804

Canonnière 286 Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

MAHE, Pierre. Période 1805.

Canonnière L’Ile d’Yeu Commune de résidence en 1857 : Montoir

PERRIN, Joseph. Période 1806.

Frégate La Topaze Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

AOUSTIN, Gilles. Période 1805.

Frégate L’Aréthuse Commune de résidence en 1857 : Montoir

SIMON, Julien, né en 1793. Période 1812.

Frégate Le Clorinde Commune de résidence en 1857 : Montoir

MACE, Joseph. Période 1804.

Frégate L’Elbe Commune de résidence en 1857 : Montoir

MONGOUR, Joachim. Période 1808.

Frégate La Gloire Commune de résidence en 1857 : Montoir

BARBOTEAU, Julien. Période 1804.

Gabarre La Réjouie Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

MAHE, Mathurin. Période 1806.

Goélette La Puce Commune de résidence en 1857 : Montoir

RENAUDIN, François. Période 1811.

Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

RENAUDIN, Pierre. Période 1811.

MOYON, Julien. Période 1811.

Lougre Le Vigilant Commune de résidence en 1857 : Montoir

LOREAU, Jean. Période 1815.

Vaisseau L’Impérial Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

GUIHENEUF, Etienne. Période 1806.

Vaisseau L’Alexandre Commune de résidence en 1857 : Montoir

RICHARD, Julien. Période 1804.

Vaisseau L’Algésiras Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

MAHE, Denis. Période 1804.

Vaisseau Le Batave Commune de résidence en 1857 : Montoir

QUERO, André. Période 1803.

Vaisseau Le Courageux Commune de résidence en 1857 : Montoir

MOYON, Etienne. Période 1807.

Vaisseau Le D’ Hautpoul Commune de résidence en 1857 : Montoir

RENAUDIN, Pierre. Période 1807.

Vaisseau Le Formidable Commune de résidence en 1857 : Montoir

OLIVEAU, François, né en 1784. Période 1804.

Arsenal d’Anvers Commune de résidence en 1857 : Montoir

BROUSSARD, Jacques. Période 1811.

Ouvrier au port de Lorient Commune de résidence en 1857 : Montoir

OLIVAUD, Etienne. Période 1806.

MAHE, François. Période 1804.

18ème Equipage de Haut Bord & de Flottille Commune de résidence en 1857 : Montoir

JOUAUD, Pierre. Période 1813.

Régiment artillerie de marine Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

PHILIPPE, Pierre, né en 1793. Période 1813.

Grade : caporal.

Régiment de Rochefort (3ème Régiment d’artillerie de marine) Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

PEZERON, Joseph, né en 1790. Période 1813

Régiment : Marine (sans autres précisions) Commune de résidence en 1857 : Montoir

AOUSTIN, Jean, né en 1784. Période 1804.

BROUSSARD, Julien. Période 1814.

CANCOIS, René. Période 1807.

DENIAU, ( ?). Période 1803.

LIRON, Jean. Période 1806.

MAHE, Jean. Période 1804.

MAHE, Louis, né en 1788. Période 1808.

MAHE, Pierre, né en 1789. Période 18069

MOYON, Marie, né en 1776. Période 1797.

MOYON, Pierre né en 1786. Période 1812

PHILIPPE, Etienne. Période 1804

RENAUDIN, Jean, né en 1794. Période 1813.

RIO, Pierre. Période 1804

ROUSSEAU, Alexandre, né en 1795. Période 1813.

Commune de résidence en 1857 : Saint-Joachim

FOURE, Jacques. Période 1803

PHILIPPE, Etienne. Période 1804

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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